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Le sentier du Tour du Mont Blanc dans le Val Ferret italien avec les Grandes Jorasses en arrière-plan
Itinéraire et hébergement

Quelle est la plus belle partie du Tour du Mont-Blanc ?

Hugo
Hugo | Mis à jour 10 octobre 2026 | 6 min de lecture
En bref

Le secteur italien - de Courmayeur au Grand Col Ferret en passant par le Rifugio Bonatti - est de loin la plus belle partie du TMB. Les vues directes sur le versant italien du Mont Blanc et des Grandes Jorasses n'ont pas d'équivalent ailleurs sur le circuit.

Sur les 170 km106 mi du Tour du Mont Blanc, la réponse à cette question ne devrait pas prendre longtemps : le secteur italien, entre Courmayeur et le Grand Col Ferret, est sans discussion le tronçon le plus spectaculaire du circuit. Ce n’est pas une question de goût - c’est une question de géographie.

Le TMB traverse trois pays (France, Italie, Suisse) et fait le tour complet du massif du Mont Blanc dans le sens anti-horaire, le sens classique. Chaque versant offre une expérience différente. Tous ne se valent pas. Pour situer les sections évoquées, vous pouvez explorer le tracé complet sur la carte interactive.

Pourquoi le secteur italien est-il le plus beau du TMB ?

De Courmayeur au Grand Col Ferret (2 536 m8 320 ft), le sentier longe le Val Ferret italien sur deux bonnes journées de marche à notre rythme. Le site touristique de la Vallée d’Aoste y décrit « un véritable balcon panoramique sur la chaîne du Mont Blanc », de l’Aiguille Noire de Peuterey aux Grandes Jorasses et au mont Dolent - des murs de glace et de roche vertigineuse qui dominent la vallée à une proximité que l’on ne retrouve nulle part ailleurs sur le circuit.

Le temps fort de ce secteur est le Rifugio Bonatti (2 025 m6 644 ft), perché sur un replat avec une vue plongeante sur l’ensemble du Val Ferret et la chaîne des Grandes Jorasses en toile de fond. Le refuge se dit « niché au pied des Grandes Jorasses, face au magnifique glacier de Fréboudze », et la fiche d’étape de la Vallée d’Aoste en fait « l’un des lieux épiques du Tour du Mont-Blanc » (citations traduites ici de l’italien). Si vous ne dormez que dans un seul refuge sur tout le circuit, choisissez celui-là.

La montée au Grand Col Ferret depuis le refuge achève ce secteur. Côté italien, la vue plonge sur tout ce que vous venez de traverser. Côté suisse, le Val Ferret suisse s’ouvre devant vous : au sommet, « la vue s’ouvre sur les grands reliefs du versant suisse ».

Le Rifugio Bonatti et les Grandes Jorasses vus depuis le sentier du TMB
Le Rifugio Bonatti au pied des Grandes Jorasses.

Vue panoramique depuis le Rifugio Bonatti sur le Val Ferret et le massif du Mont Blanc
La terrasse du Rifugio Bonatti donne sur le Val Ferret et le versant italien du massif.

Le Val Ferret suisse : solide mais différent

La descente du Grand Col Ferret côté suisse jusqu’à Champex-Lac est longue - comptez 3 h 55 du refuge Elena à La Fouly, puis 4 h 10 de La Fouly à Champex (fiches d’étape de la Vallée d’Aoste) - et traverse un paysage plus pastoral, avec des alpages, des torrents et quelques fermes isolées. C’est beau, mais d’une beauté plus douce que le côté italien - moins de verticale, moins de glace en vue. Le sentier standard par Champex n’a rien d’exceptionnel visuellement.

La Fenêtre d’Arpette : la variante qui change tout

Si le secteur suisse standard déçoit, la Fenêtre d’Arpette (2 665 m8 743 ft) le transforme radicalement. C’est l’une des variantes les plus exigeantes du TMB - de Champex-Lac à Trient, 14,6 km9,1 mi et 1 199 m3 934 ft de montée, classée « Difficile » par l’office de tourisme du Pays du Saint-Bernard - et de très loin la plus belle journée sur le versant suisse.

Le pierrier de la Fenêtre d'Arpette avec vue sur le glacier du Trient
La montée finale vers la Fenêtre d'Arpette à travers le pierrier, glacier du Trient en contrebas.

Le sentier grimpe depuis Champex-Lac à travers le Val d’Arpette, d’abord en forêt puis dans un chaos de blocs de plus en plus raide, jusqu’au col à 2 665 m8 743 ft. La bascule de l’autre côté est le moment le plus saisissant : le glacier du Trient s’ouvre brutalement sous vos pieds, une langue de glace encaissée entre des parois verticales. La descente vers le glacier est raide et spectaculaire.

La météo commande tout. Cette variante est à éviter par mauvais temps, et des névés peuvent subsister en juin et début juillet. Consultez la météo la veille et ne vous engagez que par ciel dégagé. Si les conditions ne sont pas réunies, repliez-vous sur le sentier standard par Champex sans hésiter.

Vue sur le glacier du Trient depuis la Fenêtre d'Arpette
Le glacier du Trient vu depuis le sommet de la Fenêtre d'Arpette.

Le côté français : deux expériences radicalement différentes

Le tronçon français comprend deux sections très distinctes.

Le Grand Balcon Sud, entre La Flégère, le Brévent et Les Houches : la fiche d’étape de la Vallée d’Aoste le décrit comme un balcon « qui fait face au versant nord du massif » (traduit de l’italien). C’est un sentier panoramique avec des vues directes sur le Mont Blanc et, depuis le Lac Blanc, sur la Mer de Glace. Spectaculaire sur le papier - mais la vallée de Chamonix est très urbanisée, les téléphériques sont visibles partout, et le trafic sur ce sentier en haute saison est intense. La magie est réelle mais elle se mérite.

Le secteur entre Les Contamines et la frontière italienne - notamment la montée au Col du Bonhomme (2 329 m7 641 ft) et au Col de la Seigne (2 591 m8 501 ft) - est la partie la plus sauvage du versant français : peu de monde en dehors des refuges principaux, des alpages déserts. La montée au Col de la Seigne marque le passage en Italie et s’accompagne d’une « vue spectaculaire sur le versant italien du massif », glaciers et aiguilles compris.

Vue sur les glaciers du Mont Blanc depuis le Col de la Seigne
Le Col de la Seigne marque l'entrée en Italie. Vue directe sur le versant italien du massif.

Quelle est la partie la moins spectaculaire ?

La réponse honnête : la section autour de Champex-Lac et de la vallée du Trient, sur le sentier standard (sans la Fenêtre d’Arpette). Ce tronçon est forestier, les vues sur le massif sont absentes ou très partielles, et on a du mal à croire qu’on est encore sur le même circuit que le Val Ferret italien. Ce n’est pas désagréable - c’est même reposant - mais si vous faites le TMB en version courte et devez choisir quoi couper, c’est ici que vous couperez sans regrets.

La vallée de Chamonix mérite aussi une mention : dans notre itinéraire en 10 jours, la dernière étape, Chamonix - Les Houches, est purement fonctionnelle. Ce n’est pas du trekking, c’est de la logistique.

Comment maximiser les plus beaux tronçons ?

Si vous faites le TMB avec des contraintes de temps, voici la hiérarchie à respecter :

  • Indispensable : Le Val Ferret italien (Courmayeur - Rifugio Bonatti - Grand Col Ferret). Ne coupez ce tronçon sous aucun prétexte. Le TMB en 7 jours passe par le Val Ferret italien jusqu’au refuge Elena.
  • Fortement recommandé : Le Col de la Seigne (voir notre guide des cols du Tour du Mont-Blanc) et le secteur sauvage entre Les Contamines et Courmayeur.
  • À faire si la forme est là : La Fenêtre d’Arpette côté suisse. Le TMB en 10 jours vous laisse le temps de l’intégrer.
  • Optionnel selon météo : Le Grand Balcon Sud depuis Chamonix.
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Hugo - Hiking Expert
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★★★★★ 4.7/5 · 400+ Avis vérifiés
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